Pi¨ces relatives   Saint-Domingue et   l'Am©rique

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Auteur : M. de Pradt / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles et de la Guyane. Conseil Général de la Guyane. Archives Départementales.

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  • MANIOC.org Conseil gnral de la Guyane

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  • PICES RELATIVES

    A SAINT-DOMINGUE

    ET

    L'AMRIQUE.

    MANIOC.org Conseil gnral de la Guyane

  • Se vend, ainsi que les autres ouvrages du mme Auteur,

    Amiens, chez ALLO , libraire. Bordeaux, chez madame veuve BERGERET, libraire. Clermont-Ferrand, chez THIBAULT-LANDRIOT, imp.-]ib Toulouse, chez SENAC , libraire. Perpignan, chez ALZINE, libraire. Grenoble, chez DURAND, libraire. Lille, chez VANACKERE , libraire. Lyon , chez MAIRE , libraire. Marseille , chez MASVERT , libraire. Montpellier, chez GABON, libraire. Dijon, chez COQUET , libraire.

    , (KERPEN, libraire, a Rennes, chez ' . ' DUCHESNE, libraire.

    Riom, chez SALLES , libraire. FRRE an, libraire. a Rouen, chez ... . RENAULT, libraire.

    Saint-Omer, chez BACL , libraire. Strasbourg, chez TREUTTEL et VRTZ, libraire. Aix-la-Chapelle , chez LARUELLE fils , libraire. Arras, chez TORINO, libraire. Leipsick, chez GRIESHAMMER , libraire. Breslaw , chez Th. KORN , libraire.

    DELACHAUX , libraire. a Amsterdam , chez . . ' { DUFOUR, libraire.

    Genve, chez PASCHOUD, libraire. Manheim, chez FONTAINE, libraire. Varsovie , chez GLCKSBERG , libraire.

    BOCCA , libraire. a Turn, chez libraire

    \rienne (Autriche) , chez SCHALBACHER , libraire. Anvers , chez VANDERHEY, libraire. Lige, chez COLARDIN , libraire. Mons, chez LEROUX, libraire. La Haye, chez VALLE , imprimeur-libraire.

    BOSSANGE et MASSON, 14 Great-Marl-borough.

    TREUTTEL et VURTZ , libraire, 5o Sho-Square.

  • PICES RELATIVES

    A SAINT-DOMINGUE ET

    A L'AMRIQUE,

    MISES EN ORDRE

    PAR M. DE PRADT,

    ANCIEN ARCHEVQUE DE MALINES;

    Pour faire suite ses Ouvrages sur l'Amrique.

    A PARIS, Chez F. BCHET, libraire , quai des Augustins, n 57

    Et Bruxelles,

    Chez LE CHARLIER, libraire. ( DMAT, imprimeur-libraire.

    8000 47 27

  • On trouve aussi chez le meme libraire la belle carte de l'Amrique mridionale, dresse par M. Lapie.

    Cette carte, en deux feuilles colombier, imprime sur beau papier, colorie avec le plus grand soin, et orne d'un cartouche dessin par Moreau, se vend I fr.

  • AVIS DE L'DITEUR.

    Tous les documents propres jeter du jour sur l'tal actuel de l'Amrique, ne peuvent qu'tre prcieux connatre au milieu des changements qu'elle a dj subis, et l'approche de ceux qui s'y prparent encore. L'tat de ce pa\ s est fort peu connu en Europe. La dis-tance des lieux, la partialit des rap-ports , l'incrdulit d'une partie des in-tresss un changement qui les blesse, incrdulit qu'ils cherchent propager; la singularit des vnements, la nou-veaut d'une partie des acteurs, dont l'apparition sur la scne du monde a frapp d'tonnement, l'attention fixe

  • ( ij ) presqu'exclusivement vers le thtre de l'Europe, sont les causes qui ont contri-bu tenir comme dans un lointain bien obscur, tous les objets relatifs la rvo-lution de l'Amrique. Cependant l'int-rt de cette rvolution s'agrandit tous les jours : elle s'affermt, elle s'tend, elle prend une consistance presqu'ind-pendante de l'Europe, et tend tous les jours davantage la sparer d'elle.... Le temps arrivera, et il n'est pas loin, dans lequel, quoi qu'on fasse, on sera bien oblig de revenir s'en occuper.... 11 n'est au pouvoir de personne de se sous-traire l'influence d'un pareil mouve-ment. C'est donc servir la fois l'intrt des peuples et celui des gouvernements, que de propager des notions exactes sur l'tat de ce vaste continent. Il est bon pour les premiers de connatre la v-rit sur ces contres, parce que la vrit

  • ( iij ) est toujours bonne connatre; il sera profi table aux seconds de trouver les esprits bien disposs, le jour o ils auront agir. L'poque n'en est pas loigne, une dtermination seconde par un assentiment tel que celui qui suit toujours de la connaissance de la vrit, ne rencontrera que peu ou point d'obstacles.

    C'est donc galement dans l'intrt de tout le monde que nous publions les pices suivantes....

    L'tat de St. Domingue est entire-ment dfigur aux yeux de presque tous les Franais... N'entendant pour ainsi dire que les plaintes, les regrets, ou les fcheux pronostics des colons, ils s'-loignent gnralement de l'ide que des ngres puissent faire ce qu'ont fait des blancs, que sans ceux-ci les ngres soient capables de penser, d'agir, de travail-

  • (iv) 1er, de cultiver leur esprit ou leurs champs... Sans doute les pertes des co-lons sont immenses et bien dplorables; l'on voudrait pouvoir leur faire retrou-ver et par-del , tout ce qu'ils ont perdu Mais et ces dommages, et ces regrets, et ces suppositions fantastiques, ne changeront rien ce qui existe, et ne rendront pas plus la France qu'aux propritai res dpossds. Quand on aura assez ri de quelques dnominations attribues aux principaux fonctionnai-res d'Hati ; quand on aura assez rpt que des ngres sont par nature, im-propres rien savoir, ni rien faire autrement que sous la direction des blancs, quoi et ces drisions, et ces incrdulits auront - elles servi ? La nettet du coup-d'il, et la force de l'esprit ne consistent point s'obstiner ne point voir ce qui existe, et re-

  • ( v ) jeter ce qui blesse, mais au contra ire a discerner l'un avec toutes ses propor-tions , et accepter l'autre avec tous ses dplaisirs. Or, voil ou l'on en est pour St. Domingue ; sa perte est im-mense, il est vrai, mais elle est irr-parable... S'y rsigner de bonne grce et de bonne heure, s'arranger de ce qui existe, tels sont le parti et les ressources indiques par la raison. C'est encore elle qui indique que bien des dommages se rpareraient pendant le temps sacrif l'attente de chances chimriques. Il est bon que Ton sache que tout est chang St. Domingue, hommes et choses : il est bon que l'on sache que les vingt dernires annes quivalent vingt sicles, pour l'amlioration mo-rale et politique qui se fait remarquer parmi les ngres. Dt cette vrit bles-ser beaucoup d'amours-propres, il est

  • ( vj ) bon, bien plus, il est indispensable que Ton sache que l'instruction, les arts, les armes de l'Europe, sont aujourd'hui parmi les ngres, pour les instruire, les former et les dfendre : que l'ordre civil, politique, administratif et judi-ciaire parmi eux, ne le cde point ceux de l'Europe, et qu'ils ont fait et continuent de faire sur eux-mmes l'ap-plication de toutes les mthodes d'am-lioration qui sont en usage en Europe... Il est bon de faire connatre o en sont la proprit et la culture, et d'expliquer pourquoi pendant un temps, on n'a point cultiv, pourquoi et comment on a cultiv et on cultivera dans d'autres... Ces distinctions sont indispensables connatre dans des questions de cette nature...

    La dclaration du congrs de Buenos-Ayres est trs-peu connue et mrite bien

  • ( vij ) de l'tre.... Un peuple entier fait con-

    natre les griefs qui l'ont forc cher-cher en lui-mme les moyens de pour-voir son salut, et la rsolution de se

    mettre pour toujours l'abri des dangers qui l'ont pouss cette dtermination.

    En le lisant, on se sent report au temps

    auquel les Etats-Unis firent connatre la rsolution de se sparer de la mtropole et d'exister par eux-mmes.

    La lettre M. Monroe est l'ouvrage de M. Brackenridge, secrtaire de la commission que le gouvernement am-ricain vient d'envoyer dans l'Amrique

    mridionale. L'intrt de cette pice est fort grand

    par les considrations qu'elle prsente sur l'tat de l'Amrique, ainsi que par

    la manifestation de ta manire dont en Amrique on envisage cette grande question. En Europe, on en juge en

  • ( viij ) Europens; en Amrique, en Amri-cains , et il doit y avoir entre les deux jugements la distance qui se fait remar-quer entre les deux hmisphres et les deux intrts... Les ides les plus saines sur les causes de la rvolution de l'A-mrique, les aperus les plus judicieux sur les germes d'indpendance qui en se dveloppant l'ont fait clore, les prin-cipes les plus gnreux de politique de peuple peuple, les effets les plus vi-dents du succs de la rvolution pour l'Europe, comme pour l'Amrique, l'in-dication la plus claire du. systme fd-ratif des diverses parties de l'Amrique pour se soutenir mutuellement dans leur indpendance, tels sont les divers ca-ractres qui rendent cet crit infiniment recommandable. Justesse dans les ap-perus et les jugements, hardiesse dans les vues, originalit dans l'ide et l'ex-

    V

  • ( ix )

    pression, tout se trouve dans cet crit, et montre l'Europe qu'il existe au-del des mers des penseurs qui ne le cdent point ceux qui, en Europe, se font remarquer par l'clat et la varit de leurs talents.

    Il est vraiment curieux de voir rp-ter au fond des dserts de l'Amrique, ce qui se passe au sein de l'antique civi-lisation de l'Europe. Et peut-tre que le sens et la forme de ces actes ne placent pas la copie trop au-dessous de l'original. C'est la nouveaut de ce spectacle qui nous a dtermin comprendre au nom-bre de ces pices, l'acte d'installation du conseil d'tat de la rpublique de Ve-nezuela , . Augustura. Que diraient Charles-Quint et Colomb lut-mme, l'aspect d'un conseil d'tat rpublicain tabli sur les bords de lOr noque, pour achever de ravir l'Espagne le sceptre

  • ( x )

    de cette contre, et pour substituer uner-publique amricaine la monarchie eu-ropenne, expulse dans la personne de l'Espagne? Il ne manquera pas de per-sonnes pour lesquelles un conseil d'tat sur les bords de l'Ornoque, correspon-dra aux mille et une nuits, et ne paratra qu'un objet de drision; mais qu'elles attendent encore un moment , et l'on verra quel ct se trouveront le